La ménopause

La ménopause

Les fen

Définition

La ménopause est un processus naturel qui survient progressivement vers l'âge de 51 ans. Elle se définit comme un arrêt des menstruations durant une période d'un an, en absence de toutes autres conditions. C'est une des périodes de transition dans la vie d'une femme, marquée par l'arrêt des menstruations et par des changements se produisant chez certaines, même avant la fin des menstruations. La ménopause influence la façon dont la plupart des femmes se sentent physiquement et émotivement. La ménopause ne débute pas au même âge et n'a pas les mêmes implications chez toutes les femmes, même à l'intérieur d'une même famille.

 

Incidence

L'espérance de vie moyenne de la femme canadienne est près de 81,5 ans. Si cette femme vit plus de 65 ans, son espérance de vie passe à 85 ans. C'est donc dire que la période après la ménopause occupe plus du tiers de la vie de la femme, soit plus de trente ans. (Source: Statistique Canada)

Une discussion sur la ménopause soulève des sujets très délicats: le vieillissement, l'estime de soi, la sexualité, le risque du cancer, l'incapacité physique, etc... Mais la ménopause peut également donner l'occasion d'une remise en question des valeurs fondamentales et permettre d'apporter une plus grande attention à votre santé et aux moyens de la préserver le plus longtemps possible. 

Car, à quoi sert de vivre jusqu'à 85 ans, si c'est pour passer les dernières années de sa vie avec un handicap physique ou sans autonomie ?

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Causes

Le cycle menstruel

Les ovaires contiennent des ovules et produisent des hormones, responsables des caractéristiques de la femme. Chaque mois, un ovule parvient à maturité, sous l'action des hormones, et chemine de l'ovaire à l'utérus. L'œstrogène est responsable de la féminité. Cette hormone est aussi responsable de l'épaississement de la couche interne de l'utérus ou muqueuse de l'endomètre, à chaque mois. Une fois que l'ovulation se produit, une deuxième hormone sexuelle, la progestérone, prépare l'endomètre à la survenue d'une grossesse. Si la grossesse se produit, l'œuf s'implante dans la muqueuse épaissie. En absence de fécondation, le taux de progestérone chute, entraînant le décollement de l'endomètre. La menstruation survient alors.

La pré-ménopause

La ménopause survient lorsque les ovaires ont épuisé leurs réserves d'ovules qui peuvent être fécondés. Lorsque survient la quarantaine, l'organisme sécrète une quantité de plus en plus faible et inconstante d'hormones. Ces changements, qui caractérisent la pré-ménopause, peuvent s'étaler sur quelques mois à plusieurs années. Certains mois, l'ovulation ne se produit pas. En absence de progestérone, hormone produite après l'ovulation, l'intervalle entre les menstruations et leur durée peuvent fluctuer. Ces phénomènes entraînent un épaississement de la couche interne de l'utérus ou l'endomètre. Quelques fois, cet épaississement devient instable et déclenche des menstruations excessives et caractérisées par le passage de caillots, accompagnés ou non de douleurs menstruelles, sous forme de crampes.  Quelques femmes subiront des bouffées de chaleurs ou des sueurs nocturnes de façon occasionnelle. La pré-ménopause peut durer de quelques mois à quelques années, en moyenne cinq ans. Une ménopause survenant avant l’âge de 40 ans est habituellement considérée prématurée (à moins qu’elle ne soit due à une chirurgie ou à un traitement médical) et mérite habituellement d’être investiguée. 

De nombreuses questions ont été soulevées durant les dernières années sur les bienfaits, mais surtout, sur les risques associés à la prise d’hormones. En effet, l’hormonothérapie a fait l’objet de beaucoup de discussions dans les médias. La Société des Obstétriciens et des Gynécologues du Canada (SOGC) a émis en février 2006 des recommandations issues des plus dernières études médicales concernant la prise en charge des patientes à la ménopause. Ces recommandations sont claires : l’hormonothérapie demeure la meilleure option pour traiter les symptômes de la ménopause, mais son utilisation doit être individualisée et ses risques évalués sur une base individuelle. Les symptômes de la ménopause, leur sévérité ainsi que leur impact sur la qualité de vie de la patiente détermineront l’approche à prendre.

La ménopause

Vers la fin de la période de la pré-ménopause, lorsque vos règles cessent et que vous commencez à ressentir les symptômes de la ménopause, vous entrez en ménopause. Vos ovaires ne produisent plus d'ovules et fabriquent une faible quantité d'oestrogènes. Les menstruations cessent complètement. Si vous avez atteint la cinquantaine et que vous n'avez plus de règles pendant un an, vous avez atteint la ménopause. La ménopause chirurgicale se produit lorsque vous devez subir l'ablation des deux ovaires, quelque soit votre âge. 

Par ailleurs, si vous avez subi l'ablation de l'utérus, vous n'aurez pas de menstruations, mais vos ovaires devraient fonctionner jusqu'à ce que tous les ovules de l'ovaire soient épuisés. Si vous avez subi une hystérectomie (ablation de l'utérus) et que vous éprouvez de symptômes de ménopause, consultez votre médecin, qui par une prise de sang, pourra vous dire si vous avez atteint la ménopause. D'autres problèmes tels l'hypothyroïdie, l'hypoglycémie, les modification de la tension artérielle, etc. peuvent mimer les symptômes de la ménopause.

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Symptômes

Symptômes corporels

Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes

L'organisme maintient sa température constante en modifiant l'afflux de sang au niveau de la peau. Les œstrogènes interviennent dans le mécanisme de régulation de la température corporelle. Lorsque la sécrétion d'œstrogène diminue, à la ménopause, ce mécanisme peut être défectueux, ce qui se manifeste par des bouffées de chaleurs. Les bouffées de chaleur, qui surviennent souvent durant le sommeil, causent de fréquentes périodes d'éveil nocturne et de l'insomnie, et elles peuvent être très incommodantes. Trois femmes ménopausées sur quatre éprouveront des bouffées de chaleurs. Dans la majorité des cas, les bouffées de chaleur persisteront pendant plus d'un an et, chez près de la moitié des femmes, jusqu'à 5 ou 10 ans, après l'arrêt des règles. Certaines femmes ont même des bouffées de chaleur jusqu'à plus de 70 ans.

Le premier signe se révèle une sensation de pression au niveau de la tête, comparable à un mal de tête.  L'intensité s'accroît progressivement et culmine pour laisser place à la bouffée de chaleur proprement dite, qui débute au niveau de la tête et du cou et envahit en nappe l'organisme tout entier.  La sensation de chaleur est suivie par un crise de sueur plus ou moins gênante surtout la nuit, qui est plus marquée au niveau de la tête, du cou et de la poitrine.  Elle peut être ressentie aussi au niveau des joues et des jambes.  L'épisode peut durer de 2 à 5 minutes et se terminer par des tremblements et des frissons. 

Ces épisodes peuvent être accompagnés de palpitations et d’anxiété et peuvent nuire significativement à la qualité de vie ainsi qu’au sommeil de nombreuses femmes. Ils peuvent même contribuer à causer ou augmenter des symptômes de dépression.

Le mécanisme des bouffées de chaleur de la ménopause est encore mal expliqué, mais de nombreuses études ont démontré que les œstrogènes constituent actuellement le meilleur traitement que nous ayons contre celles-ci et d'ailleurs, contre les autres symptômes de la ménopause.

Incontinence urinaire et infections urinaires récurrentes

On remarque aussi après la ménopause une augmentation du nombre de femmes qui souffrent d’incontinence urinaire. Plusieurs femmes ont aussi des infections urinaires à répétition. La réduction du taux d'œstrogène peut entraîner l'amincissement de la couche interne (muqueuse) qui recouvre la vessie, provoquant l'écoulement involontaire de petites quantités d'urine lorsque l'on rie, éternue ou porte des paquets. Il est donc possible d'uriner plus souvent, souvent la nuit, ou d'être plus susceptible de développer des infections urinaires.

Sécheresse vaginale, douleurs lors des relations sexuelles (vaginite atrophique)

La baisse des concentrations d’estrogènes a des effets remarqués au niveau du vagin, de la vessie et de la sexualité. En effet, la baisse du niveau d'œstrogènes entraîne une réduction de 60% du flux sanguin au niveau de la vulve et du vagin.  De plus, la peau du vagin devient plus mince et plus fragile (vaginite atrophique), ce qui peut rendre les relations sexuelles plus difficiles, voire désagréables. La lubrification naturelle est diminuée. Le vagin est plus sec, irrité, peut saigner facilement et les femmes se plaignent de démangeaisons. L'amincissement et l'aplatissement de la couche interne du vagin combinés à la baisse de production d'acide lactique contribuent à augmenter l'alcalinité des sécrétions vaginales, la fréquence des irritations et les infections vaginales.

Contrairement aux symptômes vasomoteurs (bouffées de chaleur et sueurs nocturnes) qui apparaissent à la ménopause pour diminuer ou disparaître quelques années plus tard, la vaginite atrophique et les symptômes urinaires se développent graduellement et deviennent souvent symptomatiques plusieurs années plus tard. Près de 50% des femmes en souffriront. Bien peu de femmes oseront en parler à leurs proches ou à leur médecin traitant…et pourtant, il faut le faire.

Modification des réactions sexuelles : diminution de la libido.

Comme la sexualité peut être une question complexe il n'est pas étonnant que plusieurs facteurs peuvent influencer la vie sexuelle à la ménopause: 

Notez que certaines femmes peuvent perdre tout intérêt pour la sexualité. D'autres trouveront leur vie sexuelle plus stimulante simplement parce qu'elles n'ont pas à s'inquiéter des grossesses imprévues.

Image corporelle

Le déficit en œstrogènes peut occasionner des transformations graduelles au niveau de la peau et du tissu de soutien.  La quantité de liquide intracellulaire diminue, ce qui provoque un amincissement des couches sous-cutanées de même qu'une baisse d'activité des glandes de la sueur.  La peau devient ainsi plus sensible à la température et à l'humidité.  On observe également une diminution des poils pubiens, axillaires et une perte de cheveux. Certaines femmes noteront une accentuation des rides durant la ménopause, parce que l'œstrogène contribue à l'intégrité de la structure du tissu de soutien de la peau. L'hormonothérapie de remplacement peut atténuer ce phénomène.  De même, une peau régulièrement exposée aux rayons ultraviolets perd de son hydratation et de son élasticité naturelle. Ces changements ne peuvent toutefois pas être résorbés par l'hormonothérapie de remplacement. 

Autres

D’autres symptômes corporels sont souvent liés à la ménopause, tels que l’insomnie, l’épuisement, les palpitations, la fatigue et la lassitude. 

Symptômes psychologiques

Problèmes de l'humeur et de la mémoire

La ménopause peut se caractériser par des sautes d'humeur, de l'irritabilité, de l'anxiété, parfois même des pertes de mémoire et des problèmes de concentration. Certaines femmes se sentent dévalorisées et déprimées. Certaines études laissent supposer qu'il y a une incidence accrue de manifestations dépressives, à la ménopause. La ménopause représente, pour certaines femmes, le début du vieillissement. Cependant, il existe de plus en plus de femmes dans la cinquantaine qui demeurent épanouies, pleines de vitalité et de sensualité. Les œstrogènes agissent sur les neurotransmetteurs impliqués dans la dépression pour en améliorer les symptômes. Mais il est important de noter que l'hormonothérapie seule n'est pas suffisante pour traiter adéquatement une dépression importante. De plus, les œstrogènes stabilisent l'humeur et améliorent la sensation de bien-être.

Autres

D’autres symptômes psychologiques sont souvent liés à la ménopause, tels que la tendance à la dépression, l’anxiété et la nervosité. 

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Traitements

Traitement des symptômes

Pourquoi traiter un phénomène naturel ?

Vous n'avez pas besoin de traitement, mais vous devez décider comment vivre votre ménopause. Bien que naturelle, la ménopause entraîne des symptômes qui peuvent être très incommodants pour certaines femmes. La décision vous revient, mais pour faire des choix judicieux, vous avez besoin d'informations précises. Vous devez comprendre quels sont vos risques de maladies cardio-vasculaires, d'ostéoporose et de cancer. Le programme de santé de chaque femme variera selon les facteurs de risque, ses préoccupations et ses objectifs de vie.

Lignes directrices de la SOGC

Les lignes directrices 2014 de la Société des Obstétriciens Gynécologues du Canada recommandent une approche différente selon la sévérité des symptômes et leur impact sur la qualité de vie. Pour les symptômes plus légers, on recommande de procéder d’abord à des adaptations du mode de vie et de tenter une approche non pharmacologique avec la médecine dite alternative. Les options recommandées sont décrites plus bas. 

Mode de vie

Plusieurs conseils simples peuvent contribuer à diminuer les bouffées de chaleur de la ménopause. Tout d’abord, il est recommandé de porter des vêtements légers, en plusieurs couches, de façon à pouvoir en enlever quelques-unes durant les bouffées de chaleur. D’autre part, la cigarette a un effet aggravateur connu sur les bouffées de chaleur. Il faut cesser de fumer, on ne le dira jamais assez. De plus, évitez les boissons chaudes et diminuez la caféine et l’alcool. Dormez dans une pièce bien aérée, tranquille et climatisée, si possible. Diminuez les sources de stress et pratiquez des respirations profondes. Différentes techniques de relaxation peuvent avoir un effet bénéfique sur les symptômes. Enfin, une bonne alimentation est essentielle. Elle devra être riche en calcium et en vitamine D pour prévenir l’ostéoporose ainsi que riche en gras oméga-3 pour diminuer le risque de maladies cardiovasculaires. Il faut éliminer les gras saturés.

La pratique régulière d’activités physiques contribue aussi à diminuer les épisodes de bouffées de chaleur de la ménopause et facilite également le contrôle du poids. Chez la plupart des femmes, la ménopause est naturellement associée à une légère prise de poids (2 à 4 kg), le métabolisme normal étant ralenti.

Il est donc recommandé à toutes les femmes agées de 18 à 64 ans, de faire de l’exercice physique aérobie d'intensité modérée à élevée régulièrement, au moins 150 minutes par semaine, par séances d'au moins 10 minutes. (Société des Obstétriciens Gynécologues du Canada, JOGC sept 2014).

En plus de diminuer les bouffées de chaleur et leur sévérité, l’exercice contribue à contrôler le poids, à prévenir la progression du diabète, de la haute pression artérielle et des maladies cardiovasculaires. L’exercice améliore par ailleurs la circulation sanguine et la résistance à l’effort. Il peut aussi améliorer le profil lipidique (cholestérol et triglycérides élevés) et ainsi contribuer à diminuer davantage le risque de maladie cardiovasculaire. Il est également prouvé que l’exercice physique diminue le risque des cancers du sein et du colon, notamment. Le cancer de l’endomètre est aussi associé à un surplus de poids chez de nombreuses patientes. Enfin, la marche rapide, l’aérobie sans sauts et la danse, entre autres, aident à prévenir l’ostéoporose.

On estime qu’entre 30 et 40% de tous les cancers pourraient être prévenus par la combinaison d’une bonne alimentation, de la pratique régulière d’activités physiques et le maintien d’un poids santé.

Hormonothérapie

Si les symptômes de la ménopause sont modérés à sévères ou si le soulagement est jugé insuffisant avec les approches précédentes, l’hormonothérapie substitutive est alors suggérée, s’il n’y a pas de contre-indication. L'hormonothérapie substitutive (HTS) ou les thérapies non hormonales peuvent mettre fin aux symptômes et améliorer considérablement la qualité de vie.

En effet, lorsque ces symptômes nuisent de façon importante à la qualité de vie, la Société Canadienne d’Obstétrique et de Gynécologie recommande l’hormonothérapie en utilisant la plus faible dose nécessaire. L’hormonothérapie substitutive vise à remplacer les hormones que le corps a cessé de produire, soit l’estrogène et la progestérone. L’hormonothérapie représente vraiment le traitement le plus efficace pour le contrôle des symptômes reliés à la ménopause. Plus de 80% des patientes sont soulagées avec celle-ci.

De nombreuses options sont disponibles sur le marché : comprimés oraux, patch (timbre transdermique) et gel.  Elles offrent une efficacité comparable selon les données actuelles et, encore une fois, le choix revient à la patiente ainsi qu’à son médecin traitant. Une femme qui a subi une hystérectomie (ablation de l’utérus) se fera prescrire de l’estrogène seulement (en règle générale), tandis que les autres femmes doivent également prendre de la progestérone afin de contribuer à prévenir le risque de cancer de l’endomètre (de l’utérus) qui peut être augmenté si une femme prend seulement de l’estrogène.

Il existe cependant quelques contre-indications à l’hormonothérapie : un saignement vaginal inexpliqué après la ménopause, une histoire de thrombœmbolies veineuses (caillots dans les jambes ou les poumons), une maladie active du foie, des tumeurs au foie ainsi que certaines tumeurs (comme par exemple un cancer de l’utérus). Pour ces femmes ou pour celles qui préfèrent ne pas prendre d’hormones, d’autres médicaments ont prouvé leur efficacité. La clonidine (Dixarit®) est un médicament pour la haute pression qui diminue également les bouffées de chaleur. Des antidépresseurs sont également utiles dans plusieurs cas, notamment la venlafaxine (Effexor®). Enfin, du gabapentin (Neurontin®) et le Bellargal® peuvent aussi être prescrits dans certains cas.

Pour les symptômes qui se limitent à la zone génitale, encore une fois, une hormonothérapie locale (appliquée dans le vagin) est recommandée. La thérapie locale peut même parfois être ajoutée à une thérapie orale (par la bouche) lorsque la vaginite atrophique (fragilité et sécheresse du vagin) reste symptomatique.

L’hormonothérapie substitutive, par voie orale, par patch ou par gel, sera prescrite en utilisant la plus faible dose nécessaire pour être efficace. Son utilisation est réévaluée régulièrement et il est actuellement recommandé de cesser l’hormonothérapie lorsqu’elle n’est plus nécessaire pour contrôler les symptômes. En règle générale, l’hormonothérapie sera utilisée environ cinq ans, mais certaines femmes, après discussion avec leur médecin, pourront décider de continuer leur traitement plus longtemps.

 

Traitement Produit hormonal dosage Évidence Approuvé par FDA*
Dose moyenne estrogènes conjugués 0,625 mg jour (e.g. Premarine) Oui Oui
estradiol micronisé 17B 1 mg jour (e.g. Estrace) Oui Oui
estradiol transdermique 17B 37,5-50 mcg jour (e.g. Estrogel; Estradot) Oui Oui
Dose faible estrogènes conjugués 0,3-0,45 mg jour (e.g. Premarine) Oui Oui
estradiol micronisé 17B 0,5 mg jour (e.g. Estrace) Oui Oui
estradiol transdermique 17B 25 mcg jour (e.g. Estrogel; Estradot) Oui Oui
Dose ultrafaible estradiol micronisé 17B 0,25 mg jour (e.g. Estrace) Mitigé Non
estradiol transdermique 17B 14 mcg jour (e.g. Estrogel; Estradot) Mitigé Non
estrogènes combinés à agoniste ou antaginiste estrogènes conjugués 0,45 mg et bazedoxifène 20 mg jour Oui Non
progestatifs medroxyprogestérone 150 mg aux 3 mois Oui Non
testostérone Non Non
tibolone 2,5 mg jour Oui Non
Hormones combinées bioidentiques Non Non
Produit non hormonal
Paroxetine 7,5 mg jour Oui Oui
Clonidine 0,1 mg jour Oui Non
Gabapentine 600-900 mg jour Oui Non
Autres
phytoestrogènes Non Non
herbes médicinales Non Non
vitamines Non Non
acupuncture Non Non
réflexologie Non Non

Source: A.C.O.G. Practice Bulletin No. 141, mise à jour mai 2016.

*FDA: U.S Food and Drug Administration

 

Médecine alternative

On suggère aux femmes avec des symptômes légers ou modérés de tenter d’abord un traitement non pharmacologique avec des produits naturels, en plus de modifications au mode de vie. Dans des études faites sur un échantillonnage restreint, on a démontré une amélioration légère des symptômes avec l’actée à grappes noires (black cohosh), avec les isoflavones ou encore la vitamine E. Ces traitements sont disponibles sans ordonnance. Peu de données sont présentement disponibles sur leur sécurité et de possibles effets secondaires associés à un traitement à long terme.

L’actée à grappe noire (black cohosh), 20 mg par la bouche, deux fois par jour, peut contribuer à diminuer les bouffées de chaleur chez les patientes souffrant des symptômes légers. Un autre médicament en vente libre, un dérivé des isoflavones de trèfle rouge (sources naturelles d’estrogènes) vendu sous le nom de Promensil®, est administré à raison de 80 mg par jour. La vitamine E en dose plutôt élevée peut aussi offrir quelques avantages, mais son usage à long terme n’est pas recommandé. La vitamine E a aussi des propriétés anti-coagulantes qui peuvent causer des saignements graves chez certaines patientes.

Le millepertuis (St-John’s Wort) peut améliorer des symptômes de dépression légère. La dose est de 300 mg, trois  fois par jour. La Valériane améliore, pour sa part, le sommeil.

De nombreux autres traitements naturels ont été vantés pour soulager les symptômes de la ménopause, notamment le Kava, la crème de progestérone, l’acupuncture, les isoflavones dérivés du soya, le Gingko Biloba, le Ginseng, le Dong Quai et l’huile d’onagre. Pour l’instant, il n’existe pas de données suffisantes pour confirmer leur efficacité et recommander leur utilisation à la ménopause.

Cependant, il faut savoir que plusieurs de ces options sont contre-indiquées si elles sont prises avec certains médicaments couramment utilisés, tels que ceux prescrits pour la haute pression ou pour l’anticoagulation.  Elles sont également déconseillées en présence de cancers de l’utérus, du sein ou d’une histoire de thromboembolie veineuse (caillot sanguin dans les jambes, ou dans les poumons). Il est donc conseillé de discuter avec votre pharmacien avant de commencer toute thérapie naturelle. Enfin, tout comme l’hormonothérapie, il faut attendre au moins 4 semaines avant de pouvoir évaluer les bénéfices.

Hydratants et lubrifiants

Il est important de noter que près de 40% des femmes qui prennent des préparations hormonales (comprimés oraux, gels) présentent tout de même des symptômes vaginaux incommodants qui peuvent être soulagés par l’ajout d’un traitement local.

L'utilisation de lubrifiants ou d'hydratants vaginaux peut répondre aux problèmes de sécheresse vaginale et de malaises durant les rapports sexuels. D’autre part, une activité sexuelle régulière contribue à augmenter le flot sanguin aux organes génitaux, à maintenir la lubrification et aide donc à prévenir la sécheresse vaginale ainsi que le rétrécissement du vagin. Enfin, une bonne hygiène vulvaire est essentielle, il faut éviter d’utiliser des produits et  des savons parfumés ainsi que les douches vaginales.

Au Canada, un hydratant vaginal en vente libre nommé Replens est efficace pour soulager la vaginite atrophique, les symptômes vaginaux et les douleurs lors des relations sexuelles.  Il doit être utilisé régulièrement, tous les deux ou trois jours. Il représente une bonne option de première ligne chez les femmes chez qui les hormones peuvent être contre-indiquées ou déconseillées, ou celles qui préfèrent ne pas utiliser de préparation hormonale.

Les lubrifiants en vente libre (K-Y par exemple) sont des solutions temporaires qui peuvent être utilisés pour les relations sexuelles, mais ils ne corrigent pas le problème de sécheresse vaginale.

Préparation à base d’estrogènes

Le traitement standard de la vaginite atrophique se fait par l’application locale, dans le vagin, de préparations à base d’estrogènes. Il existe en ce moment sur le marché trois formes d’estrogènes approuvés pour cette raison. Elles sont une très bonne option pour les femmes qui ont peu de bouffées de chaleur ou autres symptômes, mais souffrent tout de même de vaginite atrophique. L’avantage de celles-ci est une grande efficacité au niveau local, avec une absorption minimale par le corps et les vaisseaux sanguins. Les trois options sont : une crème vaginale (Prémarine®) à appliquer trois fois par semaine, un anneau rempli d’estrogène (Estring®) qui est inséré dans le vagin pour une période de trois mois et enfin, des petits comprimés (Vagifem®) qui seront placés dans le vagin deux fois par semaine à l’aide d’un applicateur déjà préparé, de la grosseur d’un petit stylo. Ces trois méthodes sont tout aussi efficaces et le choix reviendra à la patiente, selon ses préférences, ainsi qu’à son médecin traitant.

Préparation vaginale Utilisation Évidence Approuvé par FDA*

Estradiol 17B un anneau 7,5 mcg jour (e.g. Estring)

1 anneau intravaginal aux 3 mois Oui Oui
Estradiol comprimé vaginal 10 mcg** (e.g. Vagifem) 1 co. vaginal 2-3 fois semaine Oui Oui
Estrogènes conjugués 0,625 par gm crème vaginale** (Premarine) 0,5-2 gm jour Oui
**Début: à tous les jours pour 8-14 jours

Source: A.C.O.G. Practice Bulletin No. 141, mise à jour mai 2016.

*FDA: U.S Food and Drug Administration

En résumé : un traitement individualisé

Il y a plusieurs années, le mot d’ordre était simple : à la ménopause, des hormones pour toutes les femmes, pour toujours. Les choses ont bien changé. Le traitement de la ménopause est maintenant individualisé et les indications sont claires : les symptômes guideront le choix de la patiente et de son médecin traitant.

Il est recommandé d’utiliser la plus faible dose efficace (qui peut varier d’une femme à l’autre), même si les études n’ont pas clairement démontré qu’une plus faible dose était associée à une diminution des risques. D’autre part, la durée du traitement sera évaluée avec la patiente en fonction de ses symptômes de ménopause et il est recommandé de réévaluer la thérapie après quelques années. Une patiente pourra continuer une hormonothérapie à long terme, après évaluation avec son médecin traitant, si elle juge que les avantages l’emportent sur les risques possibles.

Selon le type et la sévérité des symptômes de la ménopause, selon qu’il s’agisse de bouffées de chaleur, de sueurs nocturnes ou bien encore de sécheresse vaginale, le traitement doit être individualisé.

Le soulagement des symptômes modérés à sévères de la ménopause affectant la qualité de vie demeure une indication approuvée de l’hormonothérapie.

Pourquoi les patientes cessent-elles le traitement hormonal ?

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Risques

Risques liés à l'hormonothérapie

Tout d’abord, il faut souligner que les risques décrits ne s’appliquent pas aux estrogènes utilisés localement, crème, comprimés ou anneau placés dans le vagin, puisqu’une quantité minimale seulement pourra être absorbée par le corps. L’hormonothérapie, comme tout autre médicament,  n’est pas sans risque. Plusieurs études, totalisant plusieurs centaines de milliers de patientes, ont permis de définir ceux-ci.

L’étude la plus largement publicisée au sujet de l’hormonothérapie a démontré une légère augmentation de l'incidence du cancer du sein chez les patientes sous hormonothérapie pour plus de cinq ans. Le risque de n’importe quel type de cancer associé à l’hormonothérapie demeure toutefois très faible. Ce risque est évalué à 0/1000 de plus pour moins de 5 ans d'hormonothérapie, 2/1000 de plus pour 5 à 10 ans, 6/1000 de plus pour 10 à 15 ans et 12/1000 de plus pour plus de 15 ans d'utilisation consécutifs de l'hormonothérapie combinée (estrogènes et progestérone).  Comme l'illustre le tableau suivant, la mauvaise alimentation, le manque d'exercice et la consommation assidue d'alcool présentent plus de risque de développer un cancer du sein que la prise d'hormones durant plus de 20 ans  Il n'y a pas de risque supplémentaire de cancer du sein chez les utilisatrices des œstrogènes seuls, comme chez les patientes ayant subi une hystérectomie. On assiste, en fait, à une diminution de 2/1000 cas de cancer du sein chez les utilisatrices d'une thérapie aux estrogènes seuls, après une période de 10 ans.

Nous savons également que le risque d’accidents cérébrovasculaires, de maladies cardiaques et de thrombœmbolies veineuses (caillots dans les jambes ou les poumons) augmente légèrement : 8 cas de plus par année d’accidents cérébrovasculaires pour 10,000 femmes sous hormonothérapie.

Par ailleurs, l’augmentation de certains risques, bien que significative, ne constitue pas une contre-indication à l’hormonothérapie pour la majorité des patientes. Le risque d’ostéoporose et de fractures diminue de façon significative chez les patientes traitées avec des hormones. Par conséquent, une évaluation des risques et des bénéfices escomptés pour la qualité de vie de chacune s’impose. Il faut donc individualiser le traitement.

Risques liés à la ménopause : l’ostéoporose

La densité osseuse augmente jusqu'à l'âge de 35 ans, après quoi elle diminue progressivement. Les os deviennent plus minces, plus poreux et plus fragiles, c’est ce qu’on appelle l’ostéoporose. Ce processus s'accélère à la ménopause car l'œstrogène, qui ralentit normalement la perte de la masse osseuse, se retrouve diminué ou absent.

L'ostéoporose constitue la maladie osseuse la plus fréquente en Amérique du Nord. Elle menace plus la femme que l'homme, en raison du remodelage osseux qui résulte de la chute d’œstrogènes de la ménopause. Par conséquent, la femme, immédiatement après sa ménopause, perd de 3 à 5% de sa masse osseuse annuellement. Ce taux décroît avec le temps pour se stabiliser autour de 1 à 2% par année. Ainsi, à 80 ans, la femme a perdu 50% de sa masse osseuse.

Des os plus fragiles se brisent plus facilement. Après 50 ans, une femme sur quatre (un million de Canadiennes) présente de l’ostéoporose. Les fractures de la hanche, des côtes et des vertèbres sont les plus fréquentes. Après 70 ans, une femme sur six subit une fracture de la hanche et une femme sur quatre se brise une vertèbre.

Les fractures ont des conséquences graves chez les personnes âgées. Jusqu'à une femme sur six qui se fracturent la hanche meure dans les six mois qui suivent. Un autre groupe de 30 à 50 p. 100 demeure invalide à vie. Parmi les femmes qui s'en remettent, un grand nombre devront bénéficier de soins de longue durée. Les fractures vertébrales passent parfois inaperçues, mais elles peuvent causer des douleurs dorsales et réduire la mobilité. A la longue, elles peuvent entraîner une diminution de la taille ou une courbure de la colonne vertébrale. 

Facteurs de risques liés à l'ostéoporose*

Facteurs de risque majeurs Facteurs de risque mineurs
Age > 65 ans Arthrite rhumatoïde
Fracture vertébrale par compression Antécédents d'hyperthyroïdie clinique
Fracture de fragilisation après 40 ans Traitement aux anticonvulsivants
Ant. familiaux de fractures d'ostéoporose Faible apport en calcium alimentaire
Traitement général à la cortisone Tabagisme
Syndrome de malabsorption Consommation excessive d'alcool
Hyperparathyroïdie primaire Consommation excessive de caféine
Tendances aux chutes Poids de < 57 kg
Ostéopénie sur les radiographies Perte de poids  > 10% du poids à 25 ans
Hypogonadisme Traitement à l'héparine chronique
Ménopause précoce (< 45 ans) *CMAJ, vol 167, no 10 supp, nov. 2002, S1-S34

Enfin, l'ostéoporose comporte un coût très important, de l'ordre de 300 millions de dollars par année, au Canada. Cette maladie osseuse constitue donc un problème de santé publique énorme. L’estrogène produit par les ovaires protège les os des femmes. Après la ménopause, l’hormonothérapie de remplacement contribue à diminuer la perte osseuse. Bien s’alimenter, limiter la caféine, l’alcool et la cigarette protègent également les os. De plus, après la ménopause, on recommande aux femmes de consommer au moins 1500 mg de calcium et 800 unités de vitamine D à chaque jour afin de protéger leur masse osseuse. La pratique régulière d’activités physiques avec impact (tels que la marche, la danse, par exemple) sont bénéfiques. Par ailleurs, l’hormonothérapie, bien qu’efficace pour diminuer la perte osseuse et l’ostéoporose, ne devrait cependant pas être prescrite seulement pour cette raison.

Facteurs de risques cardiaques

Facteurs non modifiables   Facteurs modifiables 
Âge Tabac
Histoire familiale  Haute pression 
  Faible taux de cholestérol -HDL 
  Haut taux de cholestérol -LDL 
  Obésité 
  Stress 
  Diabète 
  Manque d'activité physique 
  Alimentation riche en gras, et pauvre en oméga-3

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Conseils pratiques

Alimentation 

Consommer moins de gras et plus de fibres contribue à protéger contre le cancer et les maladies cardiaques. Boire trop de café et d'alcool peut nuire à la santé. Pour renforcer les os, la Société de l'ostéoporose du Canada recommande de 1500 mg par jour de calcium, pour les gens de 50 ans et plus. Les produits laitiers sont une excellente source de calcium et sont enrichis de vitamine D. Un verre (250 ml) de lait contient presque 300 mg de calcium. Si la consommation de produits laitiers demeure insuffisante, le brocoli, le chou, le fromage et le yaourt peuvent compenser. De plus, des suppléments de calcium peuvent être également ajoutés à la diète. Le calcium à lui seul ne prévient pas la perte osseuse qui résulte principalement de la chute d'œstrogènes.  En plus du calcium, plusieurs femmes nécessitent un supplément de vitamine D. 

Recommandations alimentaires du guide alimentaire canadien*

Les femmes dont l'âge se situe entre 51 et 70 ans devraient quotidiennement consommer 7 portions de fruits et de légumes par jour, 6 portions de produits céréaliers, 3 portions de lait et de substituts et 2 portions de viande et de substituts. 

Un régime alimentaire faible en sodium et en sucres simples, faible en gras saturés et trans et la une grande consommation de fruits et de légumes et de fibres alimentaires est recommandé. (Société des Obstétriciens Gynécologues du Canada, JOGC sept 2014)

Groupes alimentaires Portions par jour Commentaires
Fruits et légumes
  • 5-10
  • 1 portion =
  • 1 fruit ou légume de dimensions moyennes
  • 250 ml (1 tasse) de laitue
  • 125 ml (½ tasse) de jus
  • Riches en anti-oxydants, vitamines et en fibres
  • Légumes et fruits vert foncé ou orangers
Produits céréaliers
  • 5-12
  • 1 portion =
  • 1 tranche de pain; ½ pita ou brioche
  • 30 g (¼ tasse) de céréales
  • 250 g (1 tasse) de riz ou pâtes
  • Les fibres entraînent une réduction du risque de maladies cardiaques et de cancer
  • Produits céréaliers entiers ou enrichis
Viandes et substituts
  • 2
  • 1 portion =
  • 50-100 g (2-4 oz) de boeuf, de volaille et de poisson
  • 250 g (1 tasse) de légumes
  • 100 g (1/3 tasse) de tofu
  • 30 ml (2 c.a.s.) de beurre d'arachides
  • Viandes, volailles et poissons maigres
  • Pois secs, fèves, lentilles et produits de soja
  • Poissons d'eaux froides riches en oméga-3
Produits laitiers
  • 2-4
  • 1 portion =
  • 250 ml (8 oz) de lait
  • 175 g (3/4 tasse) de yogourt
  • 50 g (2 oz) de fromage
  • Source élevée de calcium
  • Addition de vitamine D
  • Faible teneur en matières grasses
Sucre  
  • Confitures, sirop, miel, bonbons à éviter
Huiles et matières grasses  
  • 10% des calories en gras saturés
  • Huile d'olive et de colza
  • Éviter les gras animaux, les huiles hydrogénées et les acides gras trans
Alcool
  • 1-2
  • 1 verre =
  • 150 (5 oz) de vin
  • 350 (1 bouteille) de bière
  • 50 ml (1½ oz) d'alcool
  • 1-2 verres pour un effet protecteur cardiaque
  • Plus de 2 verres augmentent le risque de cancer du sein
Caféine
  • 2-3
  • 2-3 boissons caféinées par jour permises
  • La caféine augmente la perte osseuse chez les personnes souffrant d'une carence en calcium.

*Source: www.hc-sc.gc.ca

Prévention du cancer

Guide de prévention du cancer par l'alimentation

  1. Le curcuma est soluble dans l'huile et peut être utilise en vinaigrette ou dans l'huile pour la soupe. Le corps gras le plus recommandé est l'huile d'olive.
  2. Le thé vert présente le plus de variations en activité anti-cancéreuse. Choisir des thés en feuilles, préférentiellement d'origine japonaise (sencha). Les deux thés verts les plus actifs que nous ayons analysés sont disponibles à Montréal, à Ruchiyama (514-393-1342) ou le thé Yumiya, disponible à la pharmacie Jean Coutu de l'Hôpital Sainte Justine (514-345-2191). Le thé est préparé à raison de 1 c. à thé par tasse (250 ml) d'eau bouillante et infusé 10 minutes pour une extraction optimale. Il faut s'accoutumer à ce goût amer, associé à son activité anti-cancer.
  3. La meilleure source de soya est la fève entière disponible dans les produits congelés des supermarchés, sous le nom d'edamame. Le lait de soya est beaucoup moins concentré en isoflavones, mais il est plus facile à trouver. Choisir un lait provenant de fèves entières. Les autres sources de soya sont les fèves séchées ou la soupe miso (disponible en sachet pour bouillon instantané)

Aliments à proscrire : charcuteries, marinades, malbouffe, aliments fumés, toutes les fritures
Combinaisons à proscrire : lait et chocolat
Combinaisons à favoriser : thé et curcuma ; curcuma et poivre noir

Tiré de R. Béliveau, D. Gingras. Les Aliments contre le Cancer. Ed.Trécarré, Quebecor media

http://nutratherapie.uqam.ca

Cesser de fumer

Cesser de fumer constitue l'une des plus décisions les plus importantes pour préserver sa santé. Le tabac cause le cancer du poumon, la principale cause de mortalité du cancer chez la femme et l'infarctus du myocarde, la première cause de décès chez la femme. Il n'est pas jamais trop tard pour cesser de fumer.

Exercices physiques

L'exercice physique aide à conserver la solidité des os et la force musculaire. De plus, il améliore l'équilibre, la souplesse et l'agilité, contribuant à prévenir les chutes et les fractures. De plus, l'exercice est bénéfique pour le cœur et les vaisseaux et peut réduire le stress, les douleurs musculaires et articulaires. L'idéal est de combiner des activités aérobiques, sans impact, et la musculation. Il est recommandé à toutes les femmes agées de 18 à 64 ans, de faire de l’exercice physique aérobie d'intensité modérée à élevée régulièrement, au moins 150 minutes par semaine, par séances d'au moins 10 minutes.

Santé sexuelle

Une vie sexuelle active peut être très bénéfique pour les deux conjoints. L'application d'une gelée lubrifiante ou la prescription d'une crème, de comprimés vaginaux ou d'un anneau d'œstrogènes peuvent améliorer un problème de rapports sexuels douloureux.

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Gilles Desaulniers, m.d., gynécologue, Dept. Obstétrique-gynécologie CIUSSS du Nord de l'ïle. Mise à jour Novembre 2016.

Le Collège des Médecins du Québec ne permet pas d'émettre des opinions médicales ou diagnostiques sur des cas particuliers, non précédées d'un examen complet, ni d'une consultation, le cas échéant, des dossiers médicaux antérieurs.  Nous ne pouvons donc  répondre à aucune consultation sur l'Internet ou par courrier électronique.

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