L'hystérectomie vaginale assistée par laparoscopie (H.V.A.L.) utilise des techniques de chirurgies laparoscopiques afin de détacher l'utérus, avec ou sans les ovaires, du petit bassin, combinées avec des techniques de chirurgies vaginales pour sortir le tout à travers le vagin.
L'hystérectomie est la deuxième plus fréquente intervention chirurgicale réalisée au Canada, après la césarienne. Comme pour toute procédure chirurgicale, la décision de procéder à une hystérectomie ne doit pas être prise à la légère. Tous les avantages et inconvénients doivent être discutés avec votre médecin, au préalable.
Les raisons les plus fréquentes de procéder à une hystérectomie comprennent les fibromes utérins: 30%, les saignements utérins excessifs: 20%, l'endométriose: 20%, une descente de l'utérus ou de la vessie: 15% et des douleurs chroniques: 10%. Dans la plupart de ces conditions, d'autres traitements doivent être d'abord essayés, avant de recourir, en dernier lieu, à l'hystérectomie.
Le plus grand bénéfice de l'H.V.A.L. réside à convertir une hystérectomie abdominale en une hystérectomie vaginale.
Une hystérectomie abdominale nécessite une incision vaginale, ainsi qu'une incision cutanée de dix à douze centimètres, sur la surface de l'abdomen. Cette dernière incision se caractérise par de plus grandes douleurs post-opératoires et par une période de convalescence plus longue que lorsque l'on procède par voie vaginale.
Un autre avantage de l'H.V.A.L. peut être d'enlever, plus facilement, les trompes et les ovaires qui, occasionnellement, peuvent être plus difficiles à extirper par voie vaginale seule.
Ceci ne signifie pas que toutes les hystérectomies peuvent ou doivent se faire par laparoscopie. Certaines conditions nécessitent des interventions abdominales ou vaginales, d'emblée. En fait, lorsque l'hystérectomie vaginale simple peut être réalisée, elle est souvent moins longue et moins coûteuse que l'hystérectomie vaginale assistée par laparoscopie.
Lorsque l'H.V.A.L. est décidée, de petites incisions abdominales d'environ cinq à douze millimètres sont effectuées à l'ombilic, au dessus du pubis et de chaque côté des flancs. A travers ces petites incisions, des tubes de métal, les trocarts, sont alors insérés. Ils permettent le passage du laparoscope qui ressemble à un mini-téléscope et d'autres instruments de chirurgie laparoscopique, tels des ciseaux, des pinces, des agraffeuses ou un faisceau L.A.S.E.R.
Une caméra est reliée au laparoscope et permet de transmettre une image continue qui est agrandie et projetée sur un écran de télévision. Ceci permet d'apercevoir le champ chirurgical à travers lequel le chirurgien doit intervenir.
L'utérus est détaché des ligaments qui le relie aux autres structures du petit bassin en utilisant des instruments laparoscopiques, l'électrochirurgie, le L.A.S.E.R.ou le bistouri ultrasonique.
Section des ligaments utéro-ovariens à l'aide du L.A.S.E.R. et des agraffeuses mécaniques.
Les adhérences peuvent également être libérées et les trompes et les ovaires peuvent être excisés. Ils sont détachés de leurs ligaments et de leurs vaisseaux sanguins.
Lors de l'hystérectomie totale, les trompes et les ovaires peuvent être enlevés avec l'utérus à travers une incision faite à travers le vagin.
Mise à nu de l'artère utérine
Lors de l'hystérectomie partielle (sub-totale), le chirurgien préserve le col utérin et le corps de l'utérus se retrouve fractionné à l'intérieur du petit bassin à l'aide d'un morcellateur motorisé.
2ème suture du col utérin
Comme ces incisions sont petites, la cicatrisation est rapide et les douleurs sont minimes et moindres que celles qui résultent d'une hystérectomie abdominale.
Extériorisation de l'utérus
Fermeture des sites de trocart
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Gilles Desaulniers, m.d., gynécologie, Centre hospitalier Fleury. Mise à jour Juillet 2004.
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