Les analogues de la Gn-Rh

Les analogues de la Gn-Rh

Définition

Qu'est-ce qu'un analogue de la Gn-Rh ?

Un analogue de la Gn-Rh est un médicament qui bloque l'action d'une hormone de la reproduction, l'hormone libératrice des gonadotrophines ou GnRh.  Les deux principaux analogues de la Gn-Rh que nous utilisons, par voie d'injection, sont le ZOLADEX et le DEPO-LUPRON.  Le ZOLADEX se présente sous la forme d'une pastille de la taille d'un grain de riz.  Le DEPO-LUPRON se présente sous forme d'un liquide injectable.  Après avoir été injectée, la pastille de ZOLADEX et le DEPO-LUPRON se dissout lentement, assurant la libération continue et fiable du médicament pendant une durée de 28 jours. Une forme à longue durée d'action du ZOLADEX assure la libération du médicament durant une période de 3 mois.

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Mode d'administration

Quel est le mode d'administration des analogues de la Gn-Rh ?

Chaque mois, et pendant une période d'un à six mois, vous recevrez un des deux analogues de la Gn-Rh au moyen d'une piqûre effectuée sous la surface de la peau du ventre, à peu près à la hauteur du sommet de la région pubienne pour le ZOLADEX. L'injection de DEPO-LUPRON s'injecte par voie intra-musculaire au niveau de la fesse. L'injection de ZOLADEX ou de DEPO-LUPRON est rarement douloureuse ou incommodante. Après l'administration de ZOLADEX ou de DEPO-LUPRON, une dose constante et régulière de médicament est libérée dans votre organisme. Cependant, il est important que vous respectiez vos rendez-vous mensuels avec l'infirmière ou le médecin.

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Mécanisme d'action

Quel est le mécanisme d'action des analogues de la Gn-Rh ?

Les symptômes de l'endométriose ou des fibromes utérins sont aggravés par la présence d'une hormone sexuelle femelle, l'oestrogène. C'est pourquoi l'endométriose et les fibromes utérins sont des affections qui, dans la majorité des cas, se manifestent uniquement pendant les années de fécondité de la femme avant de disparaître, dans certains cas, avec la ménopause. ZOLADEX et DEPO-LUPRON inhibe la libération de la gonadotrophine - l'hormone qui stimule la production d'oestrogènes. L'action inhibitrice de ZOLADEX ou de DEPO-LUPRON sur la production d'oestrogènes entraîne la réduction des implants d'endométriose existants et parfois même, un arrêt de la croissance des nouveau et réduit la taille des fibromes utérins et de l'utérus.

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Conséquences possibles au traitement

Quelles sont les conséquences possibles du traitement ?

Après la première injection de ZOLADEX ou de DEPO-LUPRON, il est possible dans un premier temps que votre corps intensifie la production d'oestrogènes et d'hormones de reproduction. Ce phénomène peut donner lieu à une accentuation provisoire de vos symptômes (en particulier les douleurs et les saignements). Ces symptômes persistent normalement au cours des premières semaines du traitement, c'est-à-dire jusqu'à ce que les concentrations d'oestrogènes commencent à redescendre. Il est possible que vous observiez des saignements durant le premier mois de traitement avec le ZOLADEX ou le DEPO-LUPRON mais, cet inconvénient devrait disparaître spontanément.

Au bout d'un mois de traitement, les premiers signes de soulagement de la douleur se font normalement sentir, les implants d'endomètre et les fibromes commencent à diminuer de volume, et l'apparition de nouveaux implants peut être freinés ou enrayés.

En raison de la baisse de production des oestrogènes, il est possible que vous ressentiez des effets comparables à ceux ressentis lors de la ménopause - la majorité des femmes connaissent ainsi des bouffées de chaleur. Ce symptôme est une indication que le médicament agit. Entre autres effets secondaires, mais moins fréquemment, vous connaîtrez peut-être aussi la sécheresse vaginale, les maux de tête, les sautes d'humeur, la dépression ou des modifications de libido. Tous ces effets sont généralement bien supportés par la majorité des femmes, et disparaissent avec le retour à la normale des concentrations d'oestrogènes - habituellement 12 semaines au plus tard après la dernière injection du ZOLADEX ou du DEPO-LUPRON.

Une fois encore du fait de la baisse des concentrations d'oestrogène, le ZOLADEX ou le DEPO-LUPRON sont associés à une diminution de la densité osseuse. Cette perte de densité minérale osseuse peut avoir des conséquences plus graves chez les patientes qui présentant des antécédents d'abus d'alcool ou de tabac, des antécédents familiaux d'ostéoporose, ou d'emploi prolongé d'anti-convulsivants ou de stéroïdes, autant de facteurs qui peuvent contribuer individuellement à une diminution de la densité osseuse.

Aucun de ces effets secondaires ne se manifestent avec la prescription simultanée d'hormonothérapie de remplacement de la ménopause ou de contraceptifs oraux continus.

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Effets secondaires

Quels sont les effets secondaires associés aux analogues de la Gn-Rh ?

Tous les médicaments sont susceptibles de provoquer des effets indésirables. Les effets indésirables le plus fréquemment observés avec ZOLADEX ou le DEPO-LUPRON sont les suivants: bouffées de chaleur, dans près de 90% des cas, et moins souvent, sécheresse vaginale, maux de tête, sautes d'humeur, dépression et modifications de la libido.

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Questions et réponses

Devez-vous prendre un contraceptif ?

Administré une fois par mois, les analogues de la Gn-Rh provoquent habituellement l'arrêt de l'ovulation et des règles. Pour être absolument certaine de ne pas tomber enceinte pendant le traitement, vous devez utiliser une méthode de contraception non hormonale, comme par exemple le préservatif ou le diaphragme, pendant toute la durée du traitement et pendant 12 semaines au moins après la dernière injection de ZOLADEX ou de DEPO-LUPRON (ou jusqu'aux prochaines règles). Si vous tombez enceinte pendant le traitement aux amnalogues de la Gn-Rh, prévenez immédiatement votre médecin. Les femmes qui suivent une hormonothérapie présentent un risque accru de fausse couche en raison des déséquilibres que peut provoquer ce type de médicaments.

Qui ne doit pas prendre les analogues de la Gn-Rh ?

Le traitement aux analogues de la Gn-Rh vous est déconseillé si:

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Ce qu'il faut retenir

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Lexique

Adhérences :

Tissu cicatriciel susceptible de se former autour des croissances endométriales.

Analogues de la Gn-Rh :

Médicaments qui bloquent l'action d'une hormone de la reproduction, l'hormone libératrice des gonadotrophines ou GnRh.

Gonadotrophine :

Toute hormone ayant un effet stimulateur sur les gonades (ovaires ou testicules).

Hormone libératrice des gonadotrophines ou GnRh :

Hormone sécrétée par l'hypothalamus, une partie du cerveau. Elle stimule la chaîne des événements responsables de la production d'oestrogènes ovariennes et de l'ovulation au cours du cycle menstruel.

Hormonothérapie :

Traitement destiné à empêcher l'ovulation et à réduire la concentration des hormones de reproduction, dans le but de freiner ou d'enrayer la croissance des implants d'endomètre.

Implants :

Plaques de tissu endométrial qui se fixent à des parties de l'abdomen en dehors de l'utérus.

Oestrogène :

Hormone sexuelle essentiellement femelle sécrétée par les ovaires. Chez la femme, cette hormone règle le développement des caractéristiques sexuelles secondaires, les règles et la grossesse.

Ovulation :

Production et libération des ovules par ovaire.

Règles :

Écoulement de sang et de tissu par le vagin provenant de l'utérus qui se produit normalement tous les 28 jours pour une période de 4 à 5 jours.
Gilles Desaulniers, m.d., gynécologie, Centre hospitalier Fleury. Mise à jour Juillet 2004.

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